lundi 16 mai 2016

La sécurité alimentaire et le suivi des prix au cœur d’un atelier



C’est  dans le cadre de l’amélioration du suivi de l’insécurité alimentaire, que le gouvernement de la RD Congo en connivence avec le Programme alimentaire mondial «  PAM » en sigle a organisé un atelier de trois jours en faveur des agriculteurs, les marchés congolais et  la sécurité alimentaires. Cet Atelier qui s’est tenu en date du 09 au 14 mai encours .ce résultat a été présenté aux autorités ministérielles de la province que ceux de Kinshasa.
Cet atelier est le début d’un processus qui devrait aboutir à l’institutionnalisation d’un dispositif national de suivi de la sécurité alimentaire. Le cluster « sécurité alimentaire » est disposé à apporter sa contribution de l’édification  d’un dispositif afin que les autorités Congolaises prennent petit à petit la relève dans l’application de ce dispositif dans tout le pays. Dans le but de contrôler toute la RD Congo rapidement, le gouvernement congolais explore les opportunités d’utilisation des nouvelles technologies numérique notamment celles de la téléphonie mobile. Ainsi, le CAID mène un projet innovant de collecte des prix par téléphone mobile appelé mKenga avec le soutien du Cluster « sécurité alimentaire » Une nouvelle technologie du système mVAM  développé  par le PAM et déjà utilisé avec succès  ici en RDC en général  et  au Nord Kivu en particulier. L’atelier de capacité avait  comme objectifs de :Renforcer les connaissances techniques des acteurs étatiques et des membres du Cluster « sécurité alimentaire » quant à l’Analyse des données de sécurité alimentaire, harmoniser les outils ainsi que les méthodes de collecte et d’analyse des indicateurs de sécurité alimentaire et des prix sur les marchés etdévelopper une feuille de route pour une consolidation du dispositif de suivi et d’analyse  des prix des produits alimentaires les plus consommés en RDC en l’occurrence de Manioc,de mais,du riz,de laviande,du poisson ainsi que des  légumes à expliquer le ministre provincial chargé de l’agriculture Christoph Ndibeshi. Le chef de bureau du programme alimentaire mondial au Nord Kivu  à ajouter qu’une fois mis en place ce dispositif opérationnel présentera une multitude d’avantages  comme par exemple :Une situation régulièrement actualisée quant à l’évolution des prix d’une trentaine de produits collectés sur plus de 400 Marchés à travers la RD Congo,cet analyse des prix permettra  également de prévenir d’éventuelles crises alimentaires et adopter des stratégies qui permettront de les mitiger.
Pour d’autres  organisations humanitaires , d’apporter une assistance sous forme d’argent aux bénéficiaires  les plus vulnérables, cela leurs permettra de mieux évaluer et s’adapter le montant des transferts en fonction des conditions des marchés locaux.Cet  atelier qui a débutéle 09 mai et s’est également achevé le 14 mai en cours et  a mis sur table les humanitaires du programme alimentaire mondial, le fonds mondial pour l’agriculture  FAO, les spécialistes du gouvernement central, notamment : le représentant du premier ministre et du ministre  nationale de l’agriculture et le ministre provincial de l’agriculture, pêche-élevage y compris du coordonnateur de la cellule d’analyse des indicateurs de développement et des agriculteurs. Selon les  statistiques révélées par le FAO  au cours de cette conférence de presse, plus de 4.5 Millions de personnes souffrent encore de l’insécurité alimentaire en RDC et le PAM est à pied d’œuvre pour améliorer tant bien que mal  ce qu’il qualifie dedéfis,  ici en République Démocratique du Congo.
Norbert Mwindulwa


KIVU INFOS: Becde lièvre, problème résolu grâce à la Fondation...

KIVU INFOS: Becde lièvre, problème résolu grâce à la Fondation...: Bec de lièvre, problème résolu grâce à la Fondation   Jéricho qui a pris en charge toutes les dépenses: soins, hospitalisation, logement...

vendredi 6 mai 2016


Bec de lièvre, problème résolu grâce à la Fondation  Jéricho qui a pris en charge toutes les dépenses: soins, hospitalisation, logement… pour la réparation de cette malformation labiale. Les patients sont venus dans tous les coins de la province pour profiter de cette opportunité offerte gratuitement. De cette manière, la Fondation a la conviction de faire disparaitre cette anomalie physiologique.

 

Depuis bien longtemps, plusieurs personnes ayant des lèvres fondues en  deux, malformation connue en jargon médicale ‘’ bec de lièvre’’ sont objet de moqueries et de stigmatisation à Goma, comme partout ailleurs en RD Congo. Ces personnes avaient difficile de trouver un endroit sûr pour relier  cette malformation labiale congénitale. Ce qui a préoccupé la Fondation  Jéricho, une organisation locale, de se lancer dans la  campagne  de réparation de cette anomalie physiologique.

Au terme de cette campagne,  la Fondation se félicite: ‘’Nous avons eus à arranger  gratuitement les lèvres de  56 personnes dont 42 enfants’’, renseigne  une source médicale, proche de l’hôpital Heal Africa, une structure spécialisée en la matière à l’Est de la RD Congo. Ces personnes témoignent avec fierté que, grâce à la fondation Gerico, qui a pris en charge toutes les dépenses de l’hospitalisation, de logement  et de soin, « elles ont retrouvé  leurs lèvres, leur sourire mais surtout ils sont acceptés  dans la société».

 

Des souvenirs inoubliables

C’est  après que cette organisation ait organisé gratuitement  des interventions  churgicales à leur intention, que bon nombre de ces personnes se souviennent de leur calvaire.  ‘’ Je n’étais pas à l’aise à l’école comme à la maison lorsque je mangeais. Car la nourriture pouvait sortir de la bouche. Pendant ce temps, la plupart de gens ne voulaient pas manger avec moi, voire me regarder deux fois à cause  de mes lèvres découpées  et mon nez fondu’’ se souvient tristement  Clara  Sekando, une élève  venue de Rutchuru,  prise en charge  par Gerico Fondation. Ces souvenirs appartiennent désormais au passé. ‘’Tout  a changé  car  mon état est  devenu normal’’, se réjouit Clara après l’opération de ses lèvres. Même attitude de reconnaissance à Justin Kambale,  ce garçon de douze ans, venu de Bunyakiri dans le territoire de Kalehe au Sud Kivu, sourire aux lèvres cousues par des fils où l’on a placé  un bandage, ‘’ Je remercie Dieu et la fondation Gerico pour m’avoir renouvelé  l’envie  de vivre‘’, se réjouit-il.

Ces interventions ne concernaient pas seulement les gens venus des villages  périphériques  de Goma, mais aussi ceux  de Masisi, Walikale, Rutchuru  et même de la province  sœur du Sud Kivu, explique Lucien Muhanga Usungu, chargé  de communication  de cette fondation.  

 

Motivation de la lutte

‘’ Le bec de lièvre est une malformation qu’ont certaines personnes qui naissent avec une fente au milieu des lèvres‘’, explique Lucien pendant son discours à la presse. C’est inadmissible pour  lui,  qui parle au nom de son organisation de constater avec regret que, jusqu’à nos jours des personnes marchent dans la rue avec des lèvres fondues en deux tout en se sous-estimant. C’est ainsi que Jéricho en partenariat avec certains grands hôpitaux de la place, lance cette campagne pour soigner physiquement et psychologiquement ces personnes désespérées.

 

Les origines de bec de lièvre

Notons par ailleurs que le bec de lièvre dans certaines sociétés africaines est considéré comme un mauvais sort ou une malédiction, déclare Emérence Nabindu qui a vécu l’évènement. ‘’ Les gens nous considéraient comme des maudites, d’autres pensaient que nous étions des sorciers’’, raconte la quarantaine révolue.

Contrairement à ce préjugé, Docteur Blaise Kamalo dit : ‘’ les scientifiques renseignent que, le bec de lièvre  résulte  de la mauvaise union affectée avant la naissance’’. Cette malformation peut aussi être héréditaire et touche environ 1 à 1000 bébés, nés vivants. Cependant, d’autres facteurs peuvent entrainer cette malformation, c’est par exemple lorsque la mère consomme de l’alcool ou fume de la cigarette pendant la grossesse, mais aussi certains les effets de certains médicaments et l’âge avancé des parents...

À présent, les critiques, les humiliations, parce qu’on a le bec de lièvre doivent appartenir au passé car ce problème est de plus en plus résolu.

                                                                            Norbert Mwindulwa

Le commuté provincial de sécurité du Nord Kivu, en mouvement…


En territoire de Beni où le gouverneur Julien Paluku s’installe provisoire avec son commuté provincial de sécurité, où il est depuis ce jeudi matin. A en croire le gouverneur du Nord Kivu, l’objectif de ce déplacement est de s’associer aux autorités locales mais  aussi d’envisager des stratégies durables pour la protection des populations civiles de Beni. Il souhaite que la population continue à faire confiance à l’armée loyaliste et aux casques bleus de la Monusco, qui travaillent ensemble depuis plusieurs années pour la pacification de la province du Nord Kivu. Le gouverneur Paluku est au micro de notre collaborateur Mustapha Mulonda « je suis venu pour suivre de près ce qui s’est passé ici, notamment le carnage d’Irengeti , un évènement si grave.je délocalise momentanément le quartier du commuté provincial de sécurité à Beni » déclare-t-il et de poursuivre pour qu’il puisse s’associer les autorités locales  de manière à comprendre d’avantage ce qui s’est réellement passé de nouveau là -bas  à Beni et a l’issue de la compréhension ils pourront envisagés des stratégies durables . Il faut dire que depuis ce nouveau festival des massacres commis par des présumés FDLR, la population de Beni manifestes des méfiances  à l’égard des FARDC et leurs alliés traditionnels, la Monusco.

Norbert Mwindulwa
  le gouverneur Julien Paluku/photo tiers

mercredi 4 mai 2016

L’action Ndoani concrétise le 30ème anniversaire de l’ASVOCO


Action Ndoani ou hameçon en français, a réussi à pêcher six policiers commis à la garde de la prison centrale de Munzenze. Ces derniers ont été appréhendés entrain de monnayer la visite et la remise de la nourriture aux personnes qui viennent visiter leurs proches incarcérés. Cette démarche initiée à l’occasion du 30ème anniversaire de l’ASVOCO, une organisation de défense de Droits de l’homme, vise d’éclairer l’opinion sur la taxation illégale en ce lieu.

Association des volontaires du Congo(ASVOCO), a célébré son 30ème anniversaire dans la méditation parce que malgré ses multiples actions, les violences de droits de l’homme ne cessent de s’accroitre dans le pays. «Nous n’avons pas le droit de fêter. Nous allons juste monter des nouvelles stratégies pour lutter encore d’avantage contre les abus, afin de restaurer l’Etat de droit, la démocratie et le respect des droits humains en RD Congo», dit Dufina Tabu, Président de l’ASVOCO, pendant son échange avec la Presse de Goma le 26 juin dernier à l’occasion de son anniversaire. «Mon souci est qu’ASVOCO, lutte jusqu’à ce que tous les problèmes liés aux droits humains soient résolus», souhaite-t-il. 

En même temps, les membres de l’ASVOCO définissent une stratégie dénommée Action « Ndoani » ou hameçon en français, pour valoriser cette journée. Deux jours après, Ndoani,  une opération qui vise à lutter contre la tracasserie qui règne à la Prison centrale, est mis en marche. «Cette action va prouver à quelques autorités locales qui nient la recrudescence de la corruption et le monnayage qui s’imposent aux visiteurs à la Prison centrale de Munzenze à Goma», dévoile Dufina, activiste des droits humains.

Accompagné de la Presse et de quelques magistrats du parquet de grande instance et ceux de l’auditorat militaire, les volontaires lancent l’opération à Munzenze : Sous un soleil ardent, ils montent un scénario, les pseudos visiteurs, membres de l’ASVOCO se présentent  à la porte d’entrée, munis des quelques billets de Francs congolais. Là, les policiers commis à la garde leurs exigent l’argent avant d’entrer. Tout d’un coup, les magistrats qui étaient en cachette, appréhendent ces gardiens qui avaient déjà empochés cette somme, comme d’habitude: « quand nous avions demandé aux gardiens de vider leurs poches, curieusement, les billets que nous avions trouvé étaient conformes à ceux déjà photocopiés en guise de preuves au cas où la tracasserie est réelle à la prison », explique sous la colère l’un des magistrats de l’auditorat militaire.

Après ce coup de filet. Au total neuf personnes ont été retrouvées mains dans le sac, entrain de monnayer les  visites: « nous avons alerté à mainte fois les autorités à propos de cet abus de Droits de l’homme, mais sans succès, car la plupart croyait que nos accusations étaient sans fondement »,  ajoute Dufina. En effet, selon toujours cet activiste : « Ces policiers et agents commis à la garde méritent d’être jugés car ils ont au cours de l’opération Ndoani, exigés une somme allant de 500FC pour une visite simple et 2000FC pour le dépôt  de la nourriture à l’intérieur  de la prison», précise-t-il.
Dufina Tabu fait le point
Raison pour laquelle, ASVOCO a porté une plainte contre ces agents impliqués dans ces manœuvres « tous ces présumés ont été contraint de signer un acte de reconnaissance de fait en flagrance avant d’être traduit en justice», éclaircit Dufina qui promet que l’affaire reste à suivre.                                                                                                                                                                                                                                                                   Norbert Mwindulwa

L’éclairage public solaire illumine les artères principales du centre de Walikale. Œuvre de la brigade indienne de la Monusco. Cette action qui s’inscrit  dans le cadre des projets à impact rapide, notamment celui des ilots de stabilité, est saluée par les bénéficiaires.

 

Des poteaux en fer où sont placés les réverbères qui fonctionnent avec des panneaux solaires, éclairent presque toutes les artères principales de Walikale centre, ville, qui se trouve,  a  plus de 200 kilomètres à l’Ouest de Goma en province du Nord Kivu. Ce projet à impact rapide, qui s’inscrit dans le cadre des ilots de stabilité, est  exécuté par la Brigade indienne de la Monusco, basée à Walikale centre. Lors de la cérémonie inaugurale, le 7 juillet dernier, la  Monusco a remis à l’administration locale,  une cinquantaine des poteaux sur lesquels sont fixes des lampes d’éclairage. Les travaux d’éclairage de Walikale, centre s’élèvent à 40 mille dollars américains.  

 

Pour les bénéficiaires,  ce projet apporte un visage de  développement dans la cite de Walikale mais également un dispositif permettant la sécurisation de cette agglomération : «nous remercions la Monusco pour avoir éclairé notre cité qui a fait longtemps dans le noir. Nous sollicitons que cette initiative s’étendent dans les quartiers nyabandi cité 1 et 2, nyalusukula et kangabili pour combattre l’insécurité dans ces coins», confie Blaise tcheke, Président de la société civile de Walikale.

 

Projet à protéger…

Par ailleurs, l’administrateur du territoire a appelé la population à faire bon usage de ce énième ouvrage de la Monusco dans cette entité « Nous devons protéger ce don qui vient aussi consolider la paix et encourager le développement du territoire », conseille  Marie-Claire Bangwene, administratrice du territoire.

 


A l’occasion, la Monusco, invite la population à se désolidariser des groupes armés qui écument  cette partie de la province du nord Kivu, ces groupes armés qui ne visent qu’à déstabiliser ce territoire dans le but d’empêcher que les projets de ce  genre ne soient pas bénéfiques à cette population. Toute fois la Monusco remercie la population  pour avoir accepté l’exécution de ce  projet, malgré qu’il reste beaucoup à faire. « En plus de la neutralisation des groupes armés, ce projet d’éclairage public  est l’un des programme de la Mission pour améliorer la vie de la population. Ce genre d’initiative mérite l’implication de l’Etat et la population pour sa pérennisation car nous ne sommes ici que pour accompagner le gouvernement», souligne Daniel Ruse,  chef de bureau de la Monusco/Nord Kivu
 
Les notables du terroir apprécient cette initiative dans ce territoire, étant le plus vaste au Nord-Kivu, avec une surface de 23 milles kilomètres carrés : «mais chose grave jusqu'hier, il était dans le noir. Les autorités manquent la volonté politique pour relever cette entité riche en minerais, en flore et en faune », dénonce Abée Arsène Munembwe, activiste de droits humains et  acteur du développement.
 Norbert Mwindulwa

           

mardi 3 mai 2016