dimanche 10 juin 2018

Goma : la société civile et L’ONG Freedom House forment les ménages sur les violences


Amener la sensibilisation sur les violences sexuelles dans le ménagers, c’est l’objectif qu’aux pris les 15 organisations de la société civile pour faire un face à face des mariés dans une causerie éducative 20 couples en juin encours  à Cirezi Hôtel.  Visiblement, les participations certifient leur satisfaction.
 Plusieurs formes de violences se font dans le ménages et dont certains parents  en sont les auteurs ou les favorisent par méconnaissance. D’où des parents responsables se mettent ensemble pour voir comment combattre cette nouvelle forme d’armées utilisées contre la femme. Les violences faites à la femme reste une réalité  dans notre société congolaise en générale et Gomatracienne en particulier disent les juristes qui traitent ces dossiers. Ils ont enregistré  pour une période de 3  mois, 300 cas  des violences sexuelles faites aux femmes en province du Nord-Kivu et  deux cas seulement faites à l’homme.
Elles ciblent souvent les femmes
le formateur et son couple exemplaire 
 Ces affirmations sont celles de maitre Louvain Birindwa, consultant à la clinique juridique de Dynamique des femmes Juristes  et le facilitateur de cet atelier centré sur les violences sexuelles. Ceci a été dit au cours d’une séance d’échange organisée par l’ONG  Freedom House en faveur  d’une vingtaine des couples de mariés,  habitants de la ville de Goma et ses environs à l’hôtel Cirezi. Plus de  23 Couples  de  18 quartiers de la ville de Goma et ses périphéries  ont vivement répondu présents et visiblement réagis  sensiblement pour trouver des solutions, dénoncer et éviter prochainement des arrangements à l’amiable.  La plupart de ces discussions ont tourné autour de la compréhension   de violences sexuelles, mais aussi à sa différence avec d’autres violences liés à l’homme. C’est cas des violences basées sur les genres, les formes des violences sexuelles ainsi que  les expériences vécues quant à ce.   Monsieur Karpate Tulinabo, le chargé de communication de 15 associations des droits de l’homme qui militent pour redorer l’image de femme et tente d’éradiquer ces violences en province nous parle de la quintessence de ces ateliers  « des couples doivent comprendre que les violences sexuelles, c’est un problème qui réel dans notre société et que chaque homme ou femme doit s’en abstenir car un homme qualifié de violeur, sa place, c’est la prison non plus la société » explique-t-il en poursuivant qu’ils ont réunis des couples pour leurs rappeler des conséquences graves liées aux violences sexuelles , qu’ils sensibilisent d’autres  couples et démurés de bons citoyens.  Par ailleurs, les couples des mariés, participants à ces assises ont exprimé leur satisfaction vus le niveau de débat qui a été mené par les organisateurs, un débat sans tabou  dit  Juliette «  je voudrais exprimer ma satisfaction car aujourd’hui, nous femmes, souvent victimes de violences sexuelles, nous sommes tête à tête à  nos maris , nous avions eu la parole pour nous défouler et donner nos points de vues pour remédier aux violences sexuelles, un exercice magnifique et plein d’expériences pour moi » déclare-t-il et de continuer qu’ils appliqueront à la lettre les recommandations  sorties  de ces échanges et en feront leur cheval de batail.
Norbert Mwindulwa

samedi 9 juin 2018

Goma : Prince Mundenga, un handicapé extraordinaire


Prince Mundenga 27 ans, un handicapé physique de ses membres du corps humain est un entrepreneur qui étonne le monde. Il a créé sa fondation qui porte son nom et en cadre plus de 2000 jeunes dans les sports. Son objectif est de participer à l’émergence de la RDC malgré que le pays traverse des difficultés. Cela, par le changement de mentalité de ses pairs.
« j’ai comme l’impression que les mauvais comportements sont à la base de tous les maux qui rongent notre pays et nous, jeunes qui n’ont pas eu la chance de poursuivre nos études et de se trouver un emploi, nous sommes  la cible des manipulateurs politiciens » déclare-t-il. C’est pourquoi en tant qu’un jeune engagé socialement et sans ambition politique, j’ai monté de toute pièce cette fondation pour avoir un espace idéal où ils peuvent s’occuper et trouver de quoi à payer leurs frais académiques tout comme scolaire afin d’atteindre  une maturité irréprochable. « Le changement de mentalité reste un défis pour nous. Aider  un jeune à changer le mauvais comportement, c’est lui faire changer les idées en créant une occupation permanente » ajoute-t-il. Son organisation est basée à Goma et s’appelle ‘’ Fondation Prince Mundenga’’. Cette structure encadre actuellement plus de 2000 jeunes dans de différentes disciplines sportives notamment le Foot Ball, patineurs… ¨Pour la petite histoire,  au début des années 2000, la République Démocratique du Congo, notre pays a été secouée  par des différentes rébellions , RCD, CNDP, M23…, c’est aussi en ce moment-là, que la handicape de Prince s’est accentué et l’obligeant ainsi de se clouer sur une chaise roulante ,mais cet état de chose ne lui a pas découragé  de penser à entreprendre et aider ses concitoyens qui n’ont pas eu la chance d’aller loin dans la vie « comme je n’ai plus  des jambes moins encore des bras pour travailler normalement, je me suis décidé de travailler avec ma tête, mon cerveau qui n’a pas été touché » insiste-t-il. La vingtaine révolue, au sourire modéré, assis sur sa chaise roulante, vêtu en jeans rouge et d’un t-shirt rouge-blanc, d’un visage serein, s’est décomplexé alors Prince Mundenga livre ses opinions et ce qu’il pense être idéal pour l’avancement s de son pays à la presse. Il  ne parle pas seulement, mais il agit en passant par des actions concrètes.  
Plus de 2000 jeunes  à assister
Aux âmes biens nés, la valeur n’attend point le nombre d’années dit-on, en 2010,  Prince  avait déjà accueilli et soigné de ses propres frais des enfants en conflits avec la loi’’ des enfants dit de la rue’’, rejetés par leurs familles. Ces enfants souffraient de la malnutrition, du marasme et du paludisme. C’est ainsi qu’il a eu l’idée de créer sa propre fondation pour aider des personnes vulnérables. Avec l’appui de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo en signe MONUSCO, en date du 06 Novembre 2010, il avait offert aux jeunes handicapés de Goma, 45 vélos tricycliques et 25 autres à Rugari, en territoire de Rutshuru. Sa fondation organise plusieurs   activités de formation professionnelle, artistique et sportive. Prince Mundenga facilite ses concitoyens  à la recherche d’emplois et à l’obtention des bourses d’études locales en passant par sa notoriété.

Il prône aussi la parité
Prince Mundenga, sa femme et sa fille biologique
 Pour combattre le vagabondage, la délinquance juvénile et la débauche, ce jeune homme avait créé une équipe féminine de Foot Ball où, il héberge des dizaines des filles dans l’une de ces parcelles « c’est pour prouver en face du monde que les filles sont capables de travailler  autant que des hommes. Elles jouent au Foot Ball comme les hommes et  elle  m’ont déjà remporté une victoire comme la meilleure équipe féminine  en RDC à Kinshasa » s’en félicité-t-il et d’ajouter, quand elles sont occupées, elles sont épargnées de beaucoup de choses et apprennent  une cohabitation pacifique sans le savoir, c’est ça, le début de changement de mentalité. Actuellement, plus de 2000 jeunes ont participé aux différentes activités de la fondation et devenus responsables dans  leurs  familles, témoignage vivant avec Fazili Ramazani, l’un des jeunes qui a bénéficié de l’encadrement de sa fondation et devenu père d’une famille «  Dieu passe par des gens si simples pour promouvoir d’autres. Grace à la fondation Mundenga j’avais eu à économiser et je brade l’argent au marché de Virunga pour subvenir aux besoins de mon enfant et de ma femme, pourtant peu, c’était impossible pour moi de trouver même un pain à manger »témoigne-t-il et de souhaiter à Prince longue vie et plus de bénédictions.
Mes unités de production
Quand on évoque  la question d’origine de ses moyens financiers, Prince Mundenga n’évite pas de dire la vérité à la presse, grâce à son courage au pair, ce garçon a eu la sympathie et le coup de pousse  de certaines personnes de bonne volonté, depuis lors, il fait le commerce pour être indépendant financièrement. «  J’ai des dizaines des concitoyens avec qui je travaille,  ils vendent pour moi, de l’huile de palme, de la farine, du riz importé  et même des véhicules, mes maisons sont occupées par des locateurs pour afin  couvrir tant soit peu, les besoins de ma femme et mes deux enfants biologiques ainsi que ceux de mes enfants adoptifs, qui sont des milliers » s’en félicite-t-il. C’est grâce à une partie de mes revenus que je finance ma fondation sans relâche car le meilleur travail au monde, est  celui de servir son semblable. Pour lui, créer une deuxième fondation spécialisée à secourir les personnes vivant avec handicap reste une seconde réalisation qu’il projette de matérialiser sous peu. «  Je ne peux pas faire semblant de faire comme si je ne vois rien, je dois aider des handicapés qui vivent dans l’errance, entrain de mendier, ils doivent d’ici peu commencer à apprendre des métiers pour couvrir seuls, leurs besoins vitaux, c’est ma préoccupation actuelle » insiste-t-il.
Il reste reconnaissant
La vingtaine révolue sait s’il est un handicapé exceptionnel, c’est une grâce de Dieu exceptionnelle aussi. C’est pourquoi, il remercie Dieu, lui le maître de temps et de circonstance, sa mère biologique qui a souffert de son handicap jusqu’à perdre de l’espoir  et toutes les personnes de bonne volonté particulièrement  madame Olive Lembe Kabila, la femme au grand cœur, qui avait déniché  ses actions et depuis toujours, elle n’a cessé de lui apporter son soutien spirituel et financier. Il appelle aux ONG nationales qu’internationales de  lui pousser de l’avant dans ses initiatives étant donné que ses moyens restes limités.
Norbert Mwindulwa 

Goma : Freedom House et la société civile luttent contre les violences sexuelles

les étudiants en pleine formation sur les violences sexuelles

Toucher à l’honneur des hommes pour les amener à ne pas  violer les femmes c’est le but de la campagne que mène depuis  trois mois maintenant l’ONG Freedom House  en collaboration avec 15 organisations de la société civile. Plus de 150 étudiants de la ville de Goma  ont été sensibilisés le mardi 05 juin encours  dans le cadre de cette campagne. C’était dans la grande salle de l’hôtel Cirezi.
Certains jeunes sont emprisonnés pour avoir entretenus des rapports sexuels  avec des jeunes filles de moins de 18 ans. Leurs études sont ainsi interrompues  suite à ce forfait, d’autres feuillent leurs milieux pour échapper à ce châtiment. Cela, sans compter des humiliations qui accompagnent cette bavure.  L’organisation Freedom House  a accès donc ces sensibilisations sur les violences sexuelles, sur l’honneur, la fierté masculine ‘’ un homme  qui se respecte ne viole pas, mais protège plutôt la femme’’. Voilà, le nouveau slogan de cette campagne de sensibilisation qui vise  plusieurs couches de la société dont ce jour, les étudiants.
Ils soutiennent la lutte
 Ilunga Landry  , président de la coordination  provinciale des étudiants du Nord Kivu  soutient que cette campagne est importante pour les études en particuliers et les jeunes en général «   dans les milieux des étudiants , il y a beaucoup de sortes de violences, il y a des agressions entre les étudiants , il y a même les violences sexuelles perpétrées par certains enseignants irresponsables, attouchements, sexuelles, harcèlement…  » Déclare-t-il en poursuivant que cette campagne,  nous est utile car elle nous aide à sensibiliser nos pairs et à comprendre  les violences sexuelles dans tous ses paramètres. Il poursuit, elle nous donne aussi des explications sur les violences basées sur le genre, elle permet aussi  à comprendre et éviter  d’autres formes des violences. Ne pas violer , préserver son honneur, c’est l’idée que les acteurs de cette campagne  prônent aux hommes, dès leur  jeune-âge a souligné Karpate Tulinabo, le chargé de communication au sein de cette plateforme des associations de la société civile «  comme vous le savez , si l’on  n’évite de dire quelque chose ouvertement dans la société, cela peut avoir des répercutions à la longue, c’est la raison  qui nous pousse à mobiliser les jeunes étudiants au tour de ce thème pour les inculquer les conséquences graves  liées aux violences sexuelles » insiste-t-il en ajoutant qu’il est important de respecter nos femmes, nos sœurs , cousines et nos mamans autant que nous nous respectons, car nous devons éviter de faire ce que l’on ne peut pas vouloir qu’on fasse pour nous. Notons que cette campagne de sensibilisation  dure  déjà de trois mois et cible, les étudiants, acteurs de la justice,  les acteurs sociopolitiques et administratifs, la société civile en générale, pour chacun mette sa main à la patte afin contribuer à éradiquer ce fléau qui gangrène la société congolaise en générale et Gomatracienne en particulier.
Norbert Mwindulwa

Alphamine Bisie Mining L’ambassadeur Kakese : « on doit parler de retour volontaire des creuseurs de Bisie ».


Le gouvernement provincial du Nord-Kivu  et la société Alphamine  rentrent dernièrement d’une mission  conjointe à Bisie. C’est pour se rendre compte  des installations effective de la mine  industrielle par Alphamine Bisie Mining et  constater   les réalités par rapport  aux allégations de la société  civile.
Des creuseurs en  plein boulot à Bisie/Manoirée
A en croire le coordonnateur national du mécanisme  de certification des minerais, après avoir effectué des échanges avec toutes les  parties prenantes et  la communauté locale de Bisie, a souligné qu’il y avait lieu  de relativiser  ce qui  se dit sur la situation du site de Bisie.  L’ambassadeur Kakese Vinalu donne son constat « on a voulu apprécier, après avoir parlé de déguerpissement ou délocalisation forcée, je constate qu’on doit parler de retour volontaire des creuseurs  car il y a eu consultation, acceptation,  des gens ont  accepté d’eux-mêmes » déclara-t-il en poursuivant qu’ils ont reçu  beaucoup de catégories de personnes  et confronter leurs avis pour chaque cas. L’ambassadeur lance son message qu’il qualifie de simple «  l’artisanat est resté depuis longtemps à Bisie et sans impact, au contraire il y a d’impacts sur ce site ici à Goma qu’à Kinshasa car à Walikale, c’est la grande misère et la pauvreté » insiste-t-il.
Des creuseurs déjà évacués
 Le ministre Anselme Kitakya , il n’y a plus d’occupants sur le site de Bisie  et la migration des creuseurs artisanaux s’est passée  dans des bonnes conditions «  il était proposé  aux creuseurs trois alternatives, soit certains migrent vers les sites viabilisés et à ce sujet, je dois préciser  que nous sommes encours de viabilisation du site de Kalayi  Boeing , proche du site de Alphamine  où 50 creuseurs parmi les 1055, qui se sont fait enregistrés , ont accepté ou se sont  décidés d’aller vers les nouveaux sites  et 50 entre eux, acceptent d’adhérer Alphamine comme agents » déclare-t-il  en ajoutant que le reste, huit-cents et plus , acceptent plutôt d’aller vers leurs lieux d’origine. Le ministre Anselme souligne que, les 1055 creuseurs n’étaient pas  des creuseurs artisanaux.
Des controverses
vue du site de Bisie 
 Cette version de fait est contredite par Prince Kihangi, membre du groupe thématique  mine au sein de la  société civile, qui continue à dénoncer et déplorer la manière dont  cette mission d’enquête  a été  menée  par la CIRGL « quand on veut diligenter une enquête, on utilise pas les moyens de la personne mise en cause,  sinon le rapport sera naturellement  biaisé , curieusement tous les moyens ont été mis à la disposition de  la délégation par Alphamine et c’est elle,  qui fait l’Object des enquêtes encours » se désole-t-il  et d’ajouter qu’il s’attendait déjà à de tels  résultats partiaux. Il faut dire que, c’est environ deux ans que l’exploitation  du site de Bisie  oppose la société Alphamine  aux creuseurs artisanaux. Les journalistes qui y vont pour des reportages indépendants, sont également prises en charge par la société.
Norbert Mwindulwa

mercredi 30 mai 2018

Goma : Le Directeur de la RTNC est sur la mauvaise pente, mais il s’en défend


La question orale avec débat du député Nkuba  Kahambo a été  adressée à la plénière de  l’assemblée provinciale du Nord-Kivu au  Directeur provinciale de la RTNC /Goma ce 28 Mai encours.  Ce dernier se serait trempé dans la mégestion  des ressources de sa société.  Le Directeur Luc Benoit TChabembe a avancé ses éléments de réponses et a demandé de revenir prochainement pour les éclairer.
le Directeur de la RTNC/Goma devant la barre
Cette question orale avec débat a été prise comme une opportunité en or pour le Directeur provincial de la RTNC. Monsieur Luc-Benoit a lancé un SOS  aux élus provinciaux afin de plaider pour la bonne marche  de cette chaine de radiotélévision qui bat d’ailes  dans son fonctionnement. Prenant la parole, le patron de la RTNC au Nord-Kivu a reconnu que la RTNC /Goma fait face au manque  de subvention pour son fonctionnement, c’est le cas  où la Direction générale de la RTNC à Kinshasa, qui au bout de trois ans, n’a envoyé que 5OO milles francs Congolais en deux tranches comme frais de fonctionnement en faveur de sa station de Goma. Comme cela ne suffisait pas, le gouvernement de la province du Nord-Kivu totalise 15 mois d’arriérés  sans rien donner comme appui à la RTNC/Goma. Au chapitre des recettes locales, la RTNC/Goma évalue 6 milles dollars Américains  par mois et prêt de 800 milles francs congolais qui sont souvent utilisés  pour résoudre le problème  la mobilité, des soins médicaux et de transport des journalistes a  révélé Luc-Benoit. Entre temps, ses agents ont 15 mois sans avoir percevoir une prime locale provenant de la station provinciale de la RTNC/Goma. Le Directeur de la RTNC à Goma a reconnu sagement que la coupure a répétition du courant  électrique de la SNEL est à la base fréquente des pannes des équipements professionnels de la RTNC. Il a souligné ensuite que,  le climat social des dirigeants et les fonctionnaires de la RTNC est bon en général à part les divergences qui existent dans le commun des mortels, aussi des tiraillements qu’il fait face avec la délégation syndicale de son institution. A la fin  l’assemblée provinciale a accordé  un moratoire de quelques jours    au Directeur de la station RTNC/Goma.
Norbert Mwindulwa

Goma : Des acteurs sociopolitiques veulent résoudre des préjudices subis par des violences


 Plusieurs  décisions judiciaires n’aboutissent pas à la réparation des préjudices subies par les victimes des violences sexuelles en termes de dommages et intérêts.  De ce fait,  une vingtaine d’acteurs  politico administratifs, judiciaires et de la société civile  ont réfléchi ce 29 mai en cours sur les obstacles et défis quant à l’exécution du jugement rendu  en matière des violences sexuelles.
« le problème est à deux niveaux , le juge peut allouer des sommes gravissimes par rapport  aux moyens du bourreau et là, le bourreau  va rester en prison et on ne saura  ouvrir une action en exécution pendant qu’on a alloué une somme  supérieure à ce qu’il a » explique-t-il en ajoutant , la deuxième difficulté,  l’exécution  ne s’effectue jamais, souvent les avocats que nous sommes,   abandonnent un procès après le prononcé du jugement , on ne le poursuit plus. D’autres acteurs des justices qui ne n’introduisent jamais le dossier de la victime après le prononcé, ils se contentent de l’arrestation du juge  sans pour autant  songer à la réinsertion et la réhabilitation de la victime reconnait l’avocat au tribunal des grandes instances de Goma, Maitre Bonaventure K. Plusieurs acteurs internes et externes au niveau des appareils judicaires justifient cette problématique, qui a pour conséquence grave, l’échec de la réinsertion des victimes des violences sexuelles.
Des statistiques effrayantes
Une situation plus que préoccupante vu les statistiques d’une enquête  que  révèle la plateforme des associations de la société civile  au Nord-Kivu  dont le facilitateur de ce jour à ces assises, Maître Harman Muhima, avocat au baron Américain en dit plus : «  nous avons  fait un décompte avec les organisations  de la société civile, une enquête durant deux mois Selon le rapport de ces enquêtes, il y a des décisions de justice qui n’ont pas été exécutées à un certain niveau. Ces données remontent  aux mois de mars , avril et mai  2018,  elles couvrent la période de 2016 à 2017 ainsi donc elles font état  au tribunal de grandes instances de Goma, en  2016 » énumère-t-il en continuant qu’ il y a eu 120 décisions judiciaires  en matières de violences sexuelles  qui souffrent d’exécution, en 2017,  toujours au tribunal des grandes instances 107 décisions de justice  qui n’ont pas été exécutées, au tribunal pour enfant de Goma, en 2016,  138 cas non exécutés , au même endroit , en 2017 , 82 décisions de justice en souffrent. Concernant le tribunal militaire de garnison de Goma,  en 2016, il y a   30 décisions judicaires en souffrance d’exécution et en 2017, 27 décisions y sont non exécutées. Pour la cour militaire du Nord-Kivu,  ces organisations n’ont pas  pu accéder concrètement  à leurs données pour des raisons d’ordre de coopération  professionnelle en 2016. Mais, il s’est révélé qu’il y a eu 16 arrêts, pour la cour d’appel du Nord-Kivu, en 2016. 71 arrêts pour 2017, il y a eu 39 arrêts tribunal pour enfant, voilà les statistiques prélevées par ces organisations de la société civile.
Des objectifs précis
Des acteurs sociopolitiques en pleine seance
L’objectif de ces assises est de sensibiliser  ces acteurs judicaires notamment, les magistrats, les avocats , les greffiers, les autorités politiques et agents et des acteurs de la sociétés civiles afin qu’ils veillent  à l’exécution des décisions judicaires  pour que les victimes bénéficient des réparations justes  et équitables a expliqué Karpate Tulinabo, le chargé de communication du programme de campagne de lutte contre les violences sexuelles basées  sur les genres et l’un des responsables de ces 15 ONG de la société civile «  nous avons voulu choisir ce thème afin de nous permettre de discuter avec ces acteurs judicaires, politiques…par rapport aux différents jugements qui restent en souffrance dans nos instances et d’autres encours et ne promettent pas produire de bons résultats  par rapport aux indemnités que devraient bénéficier les victimes » insiste-t-il en ajoutant que ces derniers ne bénéficient non plus de leur droits après des jugements rendus. A noter que, parmi les recommandations, il a été suggéré une prise de conscience  de tous les acteurs précités et aussi de l’Etat congolais par rapport à ce problème. Il faut dire que cette campagne de lutte contre les violences sexuelles et basées sur les genres est l’œuvre de 15 groupes et organisations de la société civile avec l’appui financier de l’ONG Freedoom House en connivence avec USAD, le centre Carter et l’association du baron Américain. Ce projet porte sur la promotion de la justice électorale, la protection des droits humains sur la répression des violences sexuelles. Il s’exécute au Nord et Sud-Kivu, dans le Haut-Katanga, au Kasaï et à Kinshasa.   Chacun des invités est parti de son expérience  pour apporter une analyse  et observations et proposer des pistes de solutions  pour en résoudre.
Norbert Mwindulwa 

vendredi 25 mai 2018

Goma : le président mondial du CICR a éclairé la presse sur la mission de son organisation en RDC.


Peter Maurer,  président du CICIR a été explicite sur l’objet de sa mission et  de son organisation notamment les urgences humanitaires et  les projets de développement durable en faveur des nécessiteux en RDC.  Cela s’est passé au cours d’une  conférence  de presse qu’ont organisé ses services  à l’intention de la presse le 18 mai encours dans la salle de l’UNPC/Goma. Visiblement, les journalistes ont été satisfaits de ses explications.
Le Communauté International de la Croix Rouge, le CICR en sigle  veut travailler non seulement sur les urgences en RDC, mais aussi à  long terme dans les projets  durables en République Démocratique du congo en faveur des personnes vulnérables.  Cette phase a été prononcée par le Président mondial du CICIR le 18 mai dernier  à Goma, au cours d’un point de presse  animé par Peter Maurer  à l’intention des journalistes nationaux et internationaux De son côté ,  Peter Maurer, le président mondial du CICR est en mission de travail  dans le pays de Joseph Kabila a dit rencontrer le chef de l’état congolais  le mercredi 16 mai dernier à Kinshasa  et se dit satisfait de l’engagement de la RDC pour faciliter le travail des humanitaires. Selon lui, le président de la RDC a des visions claires sur leur mission  dans le pays
 Les autorités prêtes à promouvoir…
Peter Maurer, le président du CICR
«  J’ai eu un très bon entretien avec le président Joseph Kabila, le président a exprimé beaucoup de soutiens pour ce que nous faisons dans son pays et nous avions  convenus également sur les perspectives d’avenir d’une coopération entre le gouvernement congolais et le CICR » insiste-t-il et de poursuivre qu’il a vu un président de la République prêt à promouvoir l’accès du CICR  à tous les prisonniers  sur tous les territoires congolais.   Peter Maurer estime que leur travail nécessite d’autres consultations poste-réunion  avec le président de la RDC. Il poursuit que l’entretien qu’il a eu avec le président Joseph Kabila, il a lu la volonté politique de son interlocuteur  à leur  faciliter le travail. Le président Mondial du CICR a indiqué que  les humanitaires et les actions humanitaires ne peuvent pas résoudre  les conflits à travers le monde. Ces tâches sont réservées aux politiques, qui doivent mettre en place des pistes de solutions de crise « les activités politiques  de recherche de consensus politique   sur la résolution des conflits sont plus privilégiés et souvent les humanitaires sont là pour  réparer les effets de conflits…  »Déclare-t-il. Par ailleurs,  Le CICR continue de considérer comme partenaire principal la Croix de la RDC a affirmé madame Christine Cipolla, la cheffe de la délégation du CICR en RDC.  Elle a révélé à la presse que son organisation a déjà travaillée et continue à travailler en faveur de 26 milles détenus  dans l’ensemble du pays et éparpillé dans  10 prisons centrales de la RDC a –t-elle  souligné.
Il faut dire qu’avant  d’arriver à Goma, le président du CICR, Peter Maurer a fait son tourné de Kinshasa en passant par Tanganyika, sud Kivu et Nord Kivu.
Norbert Mwindulwa