lundi 3 août 2015

La stigmatisation et la discrimination de Sidéens : une réalité douloureuse a Goma.



La stigmatisation et la victimisation de malades de Sida sont  belle et bien une  réalité dans la société  Gomatracienne. Plusieurs malades reconnaissent être victimes de la stigmatisation. Certains ont perdu leur travail et d’autres ont été victimes de caillasse ; mais par l’ignorance les gens pensent que des contacts physiques avec ses derniers peuvent entrainer leur contamination.
Il ya deux mois en date de ce jour, un employé d’un hôtel  de la place s’est vu son contrat résilié par son employeur car tout simplement  le résultat de son test exigé par son patron  était positif. Un autre cas est celui d’une femme qui a été abandonnée par sa famille pendant quelles années  pour avoir contracté le virus de VIH/Sida. Malheureusement cette victime est décédée en cette semaine  après plusieurs années de souffrance  loin et sans aucun soutien de  ses proches. Nous avions rencontré une autre femme qui a  requis son anonymat , déclare avoir vécu pendant plusieurs mois l’enfer après le décès de son mari suite au VIH/Sida. Selon cette femme elle et ses enfants étaient devenus  sujets  de moquerie de son quartier voir de ses voisins<< les gens de mon quartier se moquent de nous comme  mon époux  était mort du Sida, même mes baignes vendues, ils signalent les passant que je suis Sidéen pourtant mes produits sont emballés, comme si je n’ai plus droit a la vie >> regrette-elle. Cette femme a été molesté parce qu’elle était malade du Sida et ses enfants ont vu le prix de taxe se doubler  pour le même motif  ajoute notre source. Pour le moment ce rejet au sein de son quartier  a diminué car elle avait porté plainte contre certains de ces bourreaux.
La stigmatisation et la discrimination des malades de Sida étant une réalité .La plate forme union  congolaise des organisations des personnes  vivant avec le VIH en abrège UCOP PLUS a dans son programme, un projet de lutte contre la stigmatisation et discrimination des malades du Sida. Abdallah  Mwarabu en est l’administrateur et logisticien de l’UCOP PLUS au Nord Kivu donne quelles précisions sur ce sujet<< ce programme a été monté suite aux enquêtes de ce stigmatisation, UCOP PLUS et SAVE THE CHILDREN avec l’appui de POSITIF ACTION basé a Londres  on a conçu  ce projet qui  lutte contre la discrimination de cette catégorie des personnes dans la ville de Goma. Ce projet a commencé par des enquêtes dans les écoles, centres de santé et lieux de travail qui ont fini par  une formation des pères éducateurs et un  financement en faveur de ces victimes. Les compagnes de sensibilisations ont suivi dans l’objectif de diminuer le taux de stigmatisation dans la province du Nord Kivu. UCOP PLUS a aussi mis sur pied grâce a l’appui de Save the childreen, une ONG internationale, un observatoire qui a pour mission de recueillir des informations fiable et éclaire  pour la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le Sida. Le chiffre de cette année est alarment, plus de cent cas  ont été enregistré  dans le premier semestre de cette année. Jean Batiste  Alias est le secrétaire de cet observatoire<< ce phénomène de stigmatisation  est malheureusement une réalité car des enquêtes ont été mené dans ce sens là et nous avons enregistré plus de 145  cas dans la ville des discriminations contre le PVV cela dans toute la couche sociale y compris les domaines confondus>> déclare-t-il.
Des cas de stigmatisations ont été enregistrés au milieu de travail, à l’hôpital comme au sein des  familles.  Que dit la loi a ce sujet, madame Alice Kibangala, substitue  de procureur de la République au Parquet de grande instance de Goma<< son article 3  de loi portant protection des personne vivant avec le Sida et personnes affectées, constitue un acte de stigmatisation tout comportement posé délibérément pour discréditer ou rendre ridicule une personne vivant avec le VIH/Sida, ses partenaires sexuels, ses enfants>> déclare  telle. Donc avec cette définition, cet acte est punissable devant  la loi congolaise mais sa pénalisation n’est pas déterminée dans le code pénal, reste donc aux operateurs judiciaire de se saisir du dossier et d’appliquer la peine du Droit congolais y afférent si  le fait est avéré. L’union congolaise des organisations vivant avec les personnes de VIH/Sida  indique que c’est l’ignorance qui fait que ces victimes soient stigmatisées par la société. Toute fois ils promettent de faire mieux pour améliorer leur volet sensibilisation au sein de leur structure.
                                                                                                      Norbert Mwindulwa

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