vendredi 26 septembre 2014

Mal connu ou moins préféré, le préservatif féminin n’est pas utilisé a Goma




Le préservatif féminin  n’est pas apprécié  chez les femmes pour les quelles ils ont été conçu ,6 ans après son introduction a Goma, certaines se méfient toujours, d’autres l’ignorent carrément pour des diverses raisons ,au cœur de ces raisons :l’inconfort ou l’encombrement pour expliquer leur empressement s’approprié ces préservatifs pourtant est l’un des moyens de les protéger contre les maladies sexuellement transmissibles ou encore des grossesses non désirées, les O.N.G. se mobilisent différemment pour intérioriser la culture de leur utilisation.
Introduit et vulgarisé depuis 2008, le préservatif  pour femme  reste de nos jours moins connu de Gomatraciens  pourtant plusieurs sensibilisations et publicités ont été effectuées par   des organisations internationales et nationales qui militent contre la propagation de l’épidémie du Sida mais les habitants de Goma n’en savent grand-chose<< j’entends parler de ce condom, mais je ne jamais voulu en savoir plus étant que chrétienne >> avoue Adrianne Kavira, une protestante de foi , comme elle , Sandrine Muhima, la quarantaine révolue et femme mariée , pense qu’ il n’est utile  pour elle de connaitre usage ce préservatif étant  une femme fidele a son mari et même son apparence << je marié légalement pour quelle raison je connaitre ce préservatif  féminin? Nous  sommes Africaines et non des blanches pour appliquer n’importe quoi>> s’indigne telle.
Pour Kombo Kabika, avoue  avoir vu le préservatif féminin et ne jamais l’utilisé  pour des raisons d’éthiques avec sa petite amie<< il est  comme d’autres condoms, mais pour le préservatif  féminin, c’est un peu grand  que d’autres  je ne peux malheureusement  vouloir que mon amour porte ca, c’est l’autoriser de faire les débauches>> insiste t-il.
En fait la prudence, c’est terme communément utilisé  pour toutes sortes de préservatifs  car c’est  la marque déposée   mise sur ce produit ici a Goma, qui n’attire pas  toujours  les femmes  de la place , quelles que unes d’elles le trouvent même grossier  et difficile a porter et encombrent lors de rapport sexuel aussi  préfèrent- elles  encore  le préservatif masculin << il faut savoir d’abord savoir mieux le placer , moi je préfère le préservatif masculin qui me laisse libre comme femme>> a  avoué  Anifa Kisubi, une étudiante et fiancée. Les femmes qui connaissent leur usage restent, ce pendant prédisposées  à l’utiliser  << ici il ya des hommes qui doutent de leurs états  sérologiques et qui veulent a tout prix faire  l’amour avec  une femme expressément, mieux vaut en utiliser et aussi  pour faire l’espacement de naissance, c’est  l’un des moyens le plus efficace>> conseille Sarah Bokota. Ce pendant  plusieurs facteurs expliquent la  sous utilisation du préservatif féminin ici en ville de Goma notamment : la culture Africaine qui veut que la femme  ait un seul homme et l’homme puisse en avoir plus d’une pour exprimer sa puissance et sa richesse << il n’est pas commode qu’une femme Africaine achète un préservatif dans une officine pharmaceutique, l’autre a toujours un préjuge  négatif par rapport a cet achat , du coup ,elle a honte et se livre sans protection, c’est qui est très dangereux>> déclare Aruna Mwanana, de l’O.N.G ANGE NA SIDA, une organisation non gouvernementale locale qui lutte contre le Sida. Aussi dans les pharmacies  de Goma et les points de vente, il est difficile de trouver un préservatif  féminin, nous sommes aux trois  paillottes  a Katindo  où nous avions parcouru quinze pharmacies dans les quelles une seule  vend  le préservatif  féminin << il est difficile de s’approvisionner en préservatif féminin et même le masculin, les gens achètent ceux-là difficilement car les O.N.G.  Les distribuent gratuitement>> a Guy Kassay, pharmacien de son Etat.
Les  O.N.G se mobilisent

Devant le portail de la Monusco, au centre ville, a cote de l’agent de sécurité, peut-on voir des cartons ouverts des préservatifs   féminin comme ceux pour les hommes  qui sont mis a la portée de tout le monde qui aurait besoin de  usage et ceux-ci sont gratuits<<  ils sont gratuits et sans conditions pour les apporter, même la boite entière vous pouvez l’amener avec vous et même  dans nos latrines, c’est déposé  , cette façon donne occasion a tout le monde de faire un rapport sexuel responsable>> déclare Baudouine Furah, agent de sécurité a la Monusco.
Pour Murabi K., habitant du quartier Himbi, affirme pour sa part faire usage de ce préservatif avec sa partenaire car ils sont encore non mariés, d’ailleurs, le jeune homme le préfère par rapport  au préservatif masculin  comme c’est trouvable sans  sou, mieux vaut prévenir que guérir  << elles ont l’habitude de nous accuser souvent les avoir apporté les maladies, quand c’est elle qui  porte, c’est rassurant et sécurisant, je la conseille d’en porter>> affirme t-il.
Comme certaines O.N.G. sont déterminés pour sensibiliser  les habitants  au port de ce préservatif  bien entendu par la campagne dénommée BIP APPEL de l’observatoire  gouvernance et paix, cette dernière  a rendu le weend  dernier un numéro téléphonique  disponible  pour toute personne qui aura des questions concernant l’utilisation des préservatifs  et de la santé sexuelle  de lui adresser un bip et les experts en la matière  lui répondront << si la personne bip, nous rappelons pour s’entretenir avec lui, cela  chaque lundi au vendredi entre a15h a 18h, c’est dans le but aussi de prévenir toutes  sexuelles transmissibles : port de préservatif, prévenir les grossesses précoces  et non désirées, également  dialoguer et non en faire un tabou.
Notons que ce numéro téléphonique est : +243 993236483, il est défini comme un numéro  sans tabou,  avalisé par  le ministère provincial de la santé.


                                                                                                         Norbert Mwindulwa

    

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