vendredi 2 septembre 2016

NK : UZAZI BORA, un projet de planification des naissances


SAVE THE CHILDENS, a lancé un nouveau projet dénommé UZAZI BORA, le mercredi 03 juin. C’est dans le cadre de son programme santé de reproduction. Ce projet vient en appui de  40 000 femmes en âge de procrées dans les zones de santé de Masisi, Mweso, Nyiragongo, Karisimbi et Birangizo, cela pendant trois ans.

UZAZI BORA, en français, bonne procréation. Un projet de planification familiale et soins pour les femmes en âge des procréation .Selon le docteur Jean Bosco Muhisa, gestionnaire de ce projet, cette troisième phase vient consolidée l’action d’intégration de service de planification familiale dans les zones de santé ciblées et offrent des soins santés des hautes factures « ces services sont  des bonnes qualités, livrés  gratuitement 24 heures/24 contrairement autres contrées là où, nous ne sommes pas engagés, les soins sont chers  et le service n’est  pas au point »se félicite-t-il.

 Service a plus d’avantages…

Ce projet met en évidence les méthodes contraceptives en longue durée, pour les avantages qu’elles offrent « ces méthodes sont d’une efficacité élevée et permet à la population de bénéficier d’une contraception optimale » explique-t-il et de poursuivre, qu’il n’y a pas assez d’abandons car la population n’est pas obligée de revenir pour les suivis ni pour la gestion des effets secondaires car ce projet présente une gamme diversifiée des méthodes contraceptives. Il compte notamment les méthodes à courte durée qui est le dépôt proverat , est l’usage des pullules et des condoms ; les méthodes à longue durée qui comprennent des implants dont la gadelle et le planeau  et aussi les stérilés comme la population les appels.  Hormis toute cette panoplie d’avantages, elles présentent à la population bénéficiaire des méthodes permanentes, chirurgicales comme la vagotomie et la ligature tubeur. Chantale Kika, mère de trois enfants donne son expérience sur l’utilisation des méthodes contraceptives : « j’utilise l’implant depuis mon premier fils jusqu’à son  âge de trois ans et je l’ai enlevé et les remplacés par le dépôt avec contraception »dit telle. D’ajouter,  si elle n’espace pas des naissances, elle ne peut pas mener  à bien  son travail de bureaucrate. S’adressant aux couples,  Chantal vente la planification des naissances : facilite d’avoir des enfants désirés et au moment  voulus, permet également d’être utile au service de sa nation et  pour le bien de sa famille, relève son économie et la femme  demeure en bonne santé.

Buté aux rumeurs

Par ailleurs, toutes les femmes n’ont pas la même  vision. Nombreuses d’elles sont traditionalistes et refusent par conséquent  l’usage des  méthodes  contraceptives.   Sabina Marguerite, pour sa part, pense que l’usage de ces méthodes porte atteinte à la bible et peut créer plusieurs conséquences graves sur la santé de la mère «je ne peux pas les utilisés car Dieu nous a demandé de remplir la terre ». En plus ces méthodes contraceptives sont à la base des maladies susceptibles d’arrêter complètement  la conception »réfute- t-elle.

 Dr Jean Bosco, de son côté, donne la lumière sur les stratégies mises en œuvre pour amener les femmes à utiliser la contraception moderne : Permet de réduire la mortalité maternelle et infantile encore très élevé en RD Congo. La deuxième phase de ce programme, révèle pas mal des défis rencontrés surtout avec  la communauté, nous avons assez des rumeurs, des différentes perceptions religieuses qui font que la population n’a pas adhérée massivement au projet, regrette-t-il. Selon ses dires, le projet a arrêté des stratégies des sensibilisations de la société civile- santé ; les églises doivent  bien interpréter les versets bibliques ; les médias locaux et les différentes organisations doivent apporter leurs contributions afin qu’on soit rassuré d’une adhésion maximale de la population. Fort bien, plusieurs organisations internationales le savent déjà qu’on ne peut pas s’en passer du gouvernement, leur partenaire traditionnel. Cette  idée a été saluée par le docteur John Muliki, chargé de programme national de reproduction  qui a expliqué l’appui du gouvernement de la RD Congo dans cette sensibilisation des femmes sur l’utilisation de méthodes contraceptives « nous utilisons tous les canaux , lors de consultations prénatales, poste natale et exigeons à nos collaborateurs de leurs parler des avantages  de ces méthodes »déclare-t-il et d’ajouter qu’ils ont l’idée de mettre au premier plan ,la planification familiale dans toutes leurs prestations des soins. Tout en faisant la promotion de ces méthodes contraceptives à longue durée, Le Dr jean Bosco ajoute que les méthodes naturelles de planification familiale comme l’allaitement maternel inclusif ou l’abstinence sont également conseillées aux femmes en âge de procréer.

Norbert Mwindulwa

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